Pour tout avenir prĂ©visible, l’humanitĂ© ne pourra pas se passer de voitures, ni de camions. Les moyens de transport doivent devenir moins polluants, moins Ă©nergivores. Mais la meilleure organisation possible et souhaitable des transports en commun ne pourra pas remplacer la flexibilitĂ© des moyens de transports individuels.
L’industrie automobile europĂ©enne est le leader technologique mondial. Cette industrie de pointe doit ĂŞtre sauvegardĂ©e. Elle est stratĂ©gique pour tout le tissu industriel europĂ©en. Des millions d’emplois en dĂ©pendent directement et indirectement. Les Socialistes veulent dĂ©fendre les emplois. Ils demandent que toute restructuration Ă©ventuelle doit impliquer une discussion prĂ©alable avec les travailleurs et leurs syndicats.
Comme les banques rechignent Ă financer la modernisation et l’adoption technologique du secteur, l’Europe doit prendre ses responsabilitĂ©s. La Banque EuropĂ©enne d’Investissement doit ĂŞtre recapitalisĂ©e afin de pouvoir soutenir la restructuration du secteur et de ses milliers de soutraitants.
Nous attendons de la Commission qu’elle organise un dialogue constructif entre tous les pays europĂ©ens hĂ©bergeant des sites appartenant Ă des constructeurs amĂ©ricains et de ces derniers. Il faut surtout rapatrier en Europe les brevets d’invention faite en Europe, et parquĂ©s aux Etats-Unis. Cela s’apparente Ă du vol qualifiĂ©s, ou du moins Ă une expropriation sans indemnisation. Il est impensable que des sites europĂ©ens doivent payer Ă l’avenir des redevances pour le savoir-faire dĂ©veloppĂ© par les ingĂ©nieurs et les travailleurs en Europe.







