Nous vivons dans un monde dangereux. En permanence notre atmosphère est déchirée par des décharges électriques, des éclairs qui accompagnent les quelques 50.000 orages qui s’abattent chaque jour sur notre planète. Ces tempêtes, souvent accompagnées de pluies torrentielles, créent des inondations, qui renforcent l’érosion des sols, provoquent des glissements de terrains et des dévastations d’habitations. Notamment ces dernières sont le plus souvent le résultat d’une urbanisation irréfléchie, voire illégale.
L’explosion démographique a fait qu’en un siècle et demi, l’humanité est passée d’un milliard d’hommes et de femmes à quelques 6,5 milliards de nos jours et probablement à 9 milliards en 2050. Cette progression démographique est la cause principale de la pression accrue sur notre environnement naturel et sur les ressources de la terre.
Les catastrophes naturelles qui, il y a quelques dizaines d’années encore, se passaient généralement dans l’anonymat, sont aujourd’hui médiatisées. Chaque inondation, chaque feu de forêt, est transmis pratiquement en direct par CNN et une presse avide de sensations fortes. Cette confrontation médiatique permanente aux misères humaines suscite parfois des élans de solidarité et de générosité, mais renforce surtout un sentiment d’insécurité globale. Cela vaut également pour les tremblements de terre, les tsunamis et autres catastrophes naturelles, qui n’ont rien à voir avec le changement climatique.
Notre globe est travaillé en permanence par la tectonique des plaques et les activités volcaniques. Chaque année on compte quelques 100.000 secousses sismiques, dont une centaine ont des conséquences sérieuses, détruisant villes et villages.
L’humanité n’échappera jamais aux catastrophes naturelles, aux tremblements de terre, aux éruptions volcaniques, aux tsunamis, aux tornades et orages violents. Nous pouvons prévenir en évitant l’urbanisation dans des zones à risques, construire des bâtiments résistant aux secousses sismiques. Nous pouvons établir des systèmes d’alertes contre tsunamis et éruptions volcaniques. Nous pouvons mieux organiser les secours, développer une solidarité plus active avec les victimes de catastrophes naturelles. Mais nous devons accepter que nous n’allons pas pouvoir éviter toutes les catastrophes naturelles, que nous vivons sur une planète qui est caractérisée par une évolution permanente et qu’il est aussi vain que présomptueux que de vouloir dominer notre environnement naturel.
Intervention lors de la session de l’Assemblée parlementaire ACP-UE.
Tags: Climat, Développement, Environnement, International
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