Dans sa proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil sur la vente à découvert et certains aspects des contrats d’échange sur risque de crédit, la Commission fait état qu’elle avait demandé “au groupe européen d’experts des marchés des valeurs mobilières” (ESME), qualifié de groupe “indépendant”, de la conseiller en la matière.
Or ce “groupe indépendant” n’était en fait composé que de représentants de banques, de fonds d’investissements et de représentants d’autres institutions financières, dont des bourses.
Il n’y avait aucun représentant du monde académique, ni de représentants de petits actionnaires, ou d’experts non-liés au monde financier.
1) Pour quelle raison la Commission a limité son choix à des personnes dont les employeurs ont tous pratiqué la vente à découvert et qui n’ont d’évidence aucune raison pour aller à l’encontre de pratiques douteuses, mais juteuses pour le monde financier?
2) La Commission ne veut-elle pas tirer un enseignement de la déconfiture de Lehman Brothers, ou de la quasi-déconfiture de Northern Rock, victimes du “short selling” et surtout du “naked short selling”?
La Commission eurpoéenne a répondu à  cette question, le 16 décembre 2010. Lire la réponse ici.
Tags: Commission européenne, ESME, experts, short-selling
Copyright © 2003-2013 Délégation Luxembourgeoise du Groupe de l'alliance progressiste des Socialistes & Démocrates au Parlement européen
Photos: Photo Parlement européen et Robert Goebbels