09|02
2010

Débat sur la situation des pays de la zone euro en difficulté

Avec cette attaque en règle de quelques banques internationales contre l’euro, le monde est de nouveau confronté à la bêtise et la cupidité des marchés.

Il est vrai que les anglo-saxons n’ont jamais été favorables à l’euro. Celui-ci est néanmoins devenu la monnaie la plus sûre au monde. En fait le dollar et l’euro forment un duopole.

Un duopole restera toujours instable. Il y aura toujours des mouvements entre les deux devises.

Mais si les marchés étaient tant soi peu intelligents, ils devraient enregistrer que les déficits de  l’ensemble de la zone euro sont largement inférieurs à ceux des Etats-Unis ou encore du Japon.

S’il est vrai que le nouveau gouvernement grec a hérité d’une situation budgétaire peu enviable, il est évident que même une faillite impossible de la Grèce ne ferait pas éclater la zone euro.

Le gouvernement américain vient de proposer un budget accusant un déficit de 1600 milliards de dollars. Pour combler ses déficits, Washington doit emprunter chaque jour plus de 5 milliards de dollars.

L’endettement annuel supplémentaire de la Grèce équivaut à moins d’une semaine d’endettement supplémentaire des Américains.

Qui met en danger la stabilité financière du monde, la Grèce ou les Etats-Unis ?

Face à la bêtise des spéculateurs, l’Europe doit imposer plus de transparence et plus de régulation effective aux marchés, décidément trop cupides.

(Intervention de Robert Goebbels en plénière)

Tags: , , , ,



Ajouter un commentaire


(requis)



*

Copyright © 2003-2012 Délégation Luxembourgeoise du Groupe de l'alliance progressiste des Socialistes & Démocrates au Parlement européen
Photos: Photo Parlement européen et Robert Goebbels