“Nombreux articles de presse ont fait rĂ©fĂ©rence ces derniers jours aux nĂ©gociations difficiles entre la Grèce et ses crĂ©anciers privĂ©s sur le coĂ»t et les modalitĂ©s de la restructuration de la dette hellĂ©nique. Selon ces sources, la stagnation des nĂ©gociations serait due aux intĂ©rĂŞts divergents des reprĂ©sentants du secteur privĂ© se composant de banques, d’assureurs et de hedge-fonds. Ces derniers ne montreraient pas d’intĂ©rĂŞt Ă trouver une solution Ă un allĂ©gement de la dette grecque. En effet de nombreux hedge-fonds parieraient sur une faillite partielle de la Grèce en achetant massivement des contrats d’Ă©change sur risque de crĂ©dit (CDS) leur permettant d’encaisser des gains substantiels en cas de dĂ©faut.
Afin d’empĂŞcher ce genre de spĂ©culation sur la dette souveraine d’un Etat, le Conseil et le Parlement europĂ©en avaient trouvĂ© le 18 octobre dernier un accord sur le règlement sur la vente Ă dĂ©couvert et certains aspects des contrats d’Ă©change sur risque de crĂ©dit (COM(2010)0482), rĂ©sultant en une adoption dudit règlement en session plĂ©nière du 15 novembre 2011 par le Parlement europĂ©en. Le règlement prĂ©voit notamment une interdiction des CDS non-dĂ©couverts sur les obligations d’Etats.
Pour quelles raisons le Conseil n’a-t-il pas encore approuvĂ© l’accord interinstitutionnel d’il y a plus de 3 mois, qui permettrait la clĂ´ture de la première lecture et l’entrĂ©e en vigueur du règlement ?
Sachant que les CDS non-dĂ©couvert signĂ©s avant l’entrĂ©e en vigueur du règlement sont exclus de son champ d’application, est-ce que le Conseil est-il conscient de faire le jeu de ces hedge-funds en ralentissant l’entrĂ©e en vigueur de cette lĂ©gislation?“, telle fĂ»t une question adressĂ©e rĂ©cemment par Robert Goebbels au Conseil europĂ©en.







