Archive du novembre, 2010

29|11
2010

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EU Background 18-2010 Newsletter vum
Robert Goebbels

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“Je ne peux pas suivre la logique Ă  la base des travaux du Parlement europĂ©en relatif au changement climatique. Selon beaucoup de dĂ©putĂ©s, l’Union devrait faire toujours plus en matière de rĂ©duction d’Ă©missions: -30%, -40%, -50%, alors que nous n’arrivons pas Ă  mettre en exĂ©cution la fameuse stratĂ©gie 20/20!

Surtout que le reste du monde ne prend pas notice des gesticulations europĂ©ennes. A Copenhague, “l’accord’ s’est fait entre AmĂ©ricains, Chinois, Indien, BrĂ©silien et Africains. L’Union europĂ©enne n’Ă©tait mĂŞme pas conviĂ©e.

A Cancun, il n’y aura pas d’accord “contraignant” sur les fameux certificats CO2, pour la bonne raison que les lĂ©gislateurs des Etats-Unis, du Canada, d’Australie n’en veulent pas, et que la Chine, l’Inde, le BrĂ©sil et d’autres ne se laisseront pas enfermer dans un tel carcan. L’Union europĂ©enne devrait investir davantage dans de nouvelles technologies, pas dans des actions qui ne servent que la spĂ©culation financière.”

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Lors du vote sur le rapport “Evans” concernant la limitation de l’utilisation de certaines substances dangereuses dans les Ă©quipements Ă©lectriques et Ă©lectroniques, l’eurodĂ©putĂ© socialiste luxembourgeois s’est abstenu.

Il s’explique : “Je me suis abstenu sur le rapport Evans concernant les substances dangereuses dans les Ă©quipements Ă©lectriques et Ă©lectroniques, parce que je trouve l’approche du Parlement bizarre.

 D’un cĂ´tĂ© le rapport s’acharne sans preuve scientifique contre les nanoparticules, qui, parce qu’elles sont petites, doivent nĂ©cessairement ĂŞtre dangereuses. D’un autre cĂ´tĂ© la proposition de directive, en prĂ©tendant vouloir encourager le dĂ©veloppement de technologies d’Ă©nergies renouvelables, exclut les dĂ©chets en provenance des panneaux photovoltaĂŻques.

Ou bien les substances Ă©lectriques sont dangereuses, ou bien elles ne le sont pas. Si on veut imposer le “principe de prĂ©caution”, il devrait Ă©galement s’appliquer Ă  la technologie photovoltaĂŻque.”

L’Euro connaît des problèmes. Mais quelle devise convertible n’en connaît pas après la crise systémique engendrée par la finance folle ?

L’endettement des Etats est un problème grave. Toutefois l’accroissement des déficits publics résulte du sauvetage public de banques privées. En sus il fallait relancer la machine économique. La crise financière s’est rapidement propagée à l’économie réelle, suscitant une forte baisse des activités et un emballement du chômage.

Le monde de la finance folle n’a apparemment pas tirĂ© de leçons de la crise. Les survivants de Wall Street et de la City spĂ©culent  sur les marchĂ©s monĂ©taires, vendent Ă  la baisse des CDS qu’ils ne dĂ©tiennent mĂŞme pas. Ils font monter les taux des emprunts des Etats suspectĂ©s d’une Ă©ventuelle dĂ©faillance, en leur imposant indirectement des politiques d’austĂ©ritĂ© qui rendront leur redressement encore plus difficile.

La solidarité européenne s’organise péniblement, parcimonieusement.

Le sauvetage de la Grèce signifie d’abord le sauvetage de banques françaises, allemandes détenant un important portefeuille de créances grecques. Le soutien à l’Irlande est avant tout un sauvetage de banques britanniques et allemandes, qui pâtiraient profondément d’une défaillance des banques irlandaises.

Le fait que le taux de l’Euro reste volatil n’est pas un indice de faiblesse de la monnaie commune. C’est le reflet de la nervositĂ© des marchĂ©s face Ă  une guerre monĂ©taire entre AmĂ©ricains et Chinois. Depuis le dĂ©but de l’annĂ©e la Chine n’emprunte plus en dollar, mais en vend. (…)

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“J’ai votĂ© pour le rapport Rapkay et en faveur de subventions nationales pour l’industrie du charbon.

Le charbon restera une composante incontournable du mixe Ă©nergĂ©tique mondial. Si le charbon europĂ©en ne pourrait plus ĂŞtre exploitĂ©, il faudrait importer du charbon des Etats-Unis ou d’Australie.”

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L’eurodĂ©putĂ© socialiste luxembourgeois, Robert Goebbels s’est abstenu lors du vote du Rapport “Matera”, il s’explique:

“Je me suis abstenu pour tous les rapports de Mme Matera sur la mobilisation du Fonds europĂ©en d’ajustement Ă  la mondialisation en faveur de diffĂ©rentes rĂ©gions nĂ©erlandaises. Non pas par opposition Ă  ces projets, mais pour lancer un avertissement au Gouvernement des Pays-Bas, qui a une politique populiste et anti-europĂ©enne.

Les Pays-Bas sont opposĂ©s Ă  un accroissement du budget europĂ©en, mais ne se gĂŞnent pas d’encaisser des aides europĂ©ennes. De plus, les Pays-Bas sont, après l’Allemagne le principal bĂ©nĂ©ficiaire du marchĂ© intĂ©rieur.

Il est temps que la politique nĂ©erlandaise revienne Ă  ses sources. Les Pays-Bas sont quand-mĂŞme un pays fondateur de l’Union.”

Le 19 novembre 2010 les députés du LSAP Ben Fayot, Marc Angel et Claude Haagen, ainsi que l’eurodéputé Robert Goebbels ont rencontré les représentants du Secrétariat européen commun de l’OGBL et du LCGB, conduits par Jean-Claude Reding, Nico Clement, Véronique Eischen, Patrick Dury et Viviane Goergen, pour discuter de la gouvernance économique et sociale européenne.

Les syndicats européens s’inquiètent de la politique engagée, qui par une austérité fiscale, salariale et sociale risque de pousser l’économie dans une récession accrue.

Pour Jean-Claude Reding, la définition des indicateurs pour déterminer la compétitivité ne tient pas compte des objectifs sociaux et écologiques. En outre, le président de l’OGBL craint que si la politique budgétaire nationale était surveillée étroitement et orientée par la Commission européenne, il en résulterait un fort affaiblissement du rôle des parlements nationaux.

Le secrétaire général du LCGB, Patrick Dury a regretté que dans le débat sur la gouvernance économique le volet social soit oublié et il a insisté à ce que le Luxembourg, disposant actuellement d’un système social fort, veille à la défense de ses acquis sociaux.

Ben Fayot explique que le groupe parlementaire LSAP a déjà thématisé le sujet du semestre européen. A son avis, il est important qu’au niveau national les jalons soient posés dès le début des préparatifs budgétaires, selon un « timing » précis, avec l’implication de la Chambre dans l’établissement des réformes et de la stratégie financière.

De manière générale, Robert Goebbels a regretté le manque de solidarité entre les Etats membres de l’UE. Pour l’eurodéputé, la gouvernance économique est néanmoins une nécessité indispensable, imposant une certaine discipline ainsi que des règles budgétaires à tous les pays membres d’une union monétaire. Quant au semestre européen, Robert Goebbels se joint aux déclarations de Ben Fayot, tout en insistant lui aussi que le semestre européen devra provoquer un changement de gouvernance interne au niveau national.

En réponse à Jean-Claude Reding qui a déploré que le secteur financier n’ait pas assumé ses responsabilités face à la crise, Robert Goebbels souligne que l’UE vient de transformer la législation afin de garantir une surveillance et une transparence accrues du secteur financier.

Les députés du LSAP, le député socialiste européen et les représentants des syndicats étaient d’accord pour dire que la gouvernance économique européenne est nécessaire pour garantir le bon fonctionnement de l’union monétaire, mais dans le respect du processus démocratique. Il a été retenu de commun accord qu’au cas où le Traité de Lisbonne serait modifié, il faudrait profiter de l’occasion pour y inclure un Protocole de progrès social, sinon d’accorder plus d’importance au Protocol social.

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Après l’Ă©clatement de la crise le Sommet europĂ©en, puis le G-20 appelèrent Ă  la rĂ©gulation de tous les segments du marchĂ© financier, dont les Hedge Funds.

La Commission a rapidement fait des propositions. Mais un lobbying d’une rare intensitĂ© a suscitĂ© des rĂ©ticences Ă  rĂ©guler chez certains dĂ©cideurs politiques.

La Grande-Bretagne s’est Ă©rigĂ©e en protecteur des Hedge funds localisĂ©s dans les Ă®les, proches ou lointaines. La France, championne autoproclamĂ©e de la rĂ©gulation internationale, retomba dans son protectionnisme habituel.

Au Parlement, ce furent surtout les libĂ©raux qui tentèrent de s’opposer Ă  cette lĂ©gislation. Le Groupe de M. Verhofstadt, d’ordinaire si pro-europĂ©en, proposa de rejeter en totalitĂ© la proposition de la Commission!

Grâce au rapporteur Jean-Paul Gauzès, grâce à la coalition PPE-S&D-Verts et même GUE au niveau de la Commission ECON, une position majoritaire conséquente fut ficelée.

21 trilogues plus tard, les négociateurs du Parlement aboutirent à une proposition de directive, constituant une avancée notable, surtout à moyen terme.

Car il faudra attendre 2018 pour aboutir à un marché intérieur imposant les mêmes devoirs, les mêmes obligations, mais conférant aussi les mêmes droits à tous les fonds.

La rĂ©gulation europĂ©enne se mettra en place dès 2013. Il y aura une montĂ©e en puissance du rĂ©gulateur europĂ©en ESMA, auquel la directive apportera pas moins de 72 pouvoirs d’intervention et de surveillance. (…)

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Copyright © 2003-2012 Délégation Luxembourgeoise du Groupe de l'alliance progressiste des Socialistes & Démocrates au Parlement européen
Photos: Photo Parlement européen et Robert Goebbels