Face Ă la rĂ©cession, les socialistes prĂ©conisent une politique solidaire et europĂ©enne. Cela ne vaut pas seulement pour le secteur bancaire, cela vaut Ă©galement pour les autres secteurs économiques, dont le secteur industriel. Nous avons souvent dĂ©plorĂ© l’absence d’une politique industrielle forte dans l’Union europĂ©enne. Il y a des pays, comme les Etats-Unis ou la Grande-Bretagne, qui ont largement laissĂ© dĂ©pĂ©rir leurs industries, en misant essentiellement sur les services. Le rĂ©sultat n’est pas probant. L’Europe doit se battre pour le maintien d’un tissu industriel large, dont dĂ©pendent finalement les PME et les services aux entreprises.
En Europe, le secteur automobile n’est nullement un dinosaure, ni une espèce vouĂ©e Ă la disparition. Je rejoins totalement le Commissaire Verheugen. Nous rĂ©alisons le tiers de la production automobile mondiale, mĂŞme si la production des voitures a dĂ©clinĂ© dernièrement.
Les voitures produites en Europe doivent devenir plus propres et moins Ă©nergivores. Mais nous n’allons pas pouvoir nous passer pour tout avenir prĂ©visible de ce mode de transport individuel incontournable. La meilleure organisation possible des transports collectifs ne rĂ©ussira jamais Ă assouvir le besoin de mobilitĂ© des humains. L’Union europĂ©enne doit dĂ©finir une rĂ©ponse commune aux problèmes du secteur. (…)







